Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 12:50

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Un projet me tenait particulièrement à coeur : participer à la promotion du la Course pieds nus / minimaliste, dans ma nouvelle région Rhône-Alpes. 


Alors que la partie théorique va être très prochainement développée avec la sortie du livre co-écrit avec Frédéric BROSSARD, "Barefoot et Minimalisme, Courur Narurel" (Editions Amphora), il manquait la mise en pratique pour tous, ici-même. Instruit et guidé par le travail réalisé en région parisienne par mon ami et responsable pour la France de le Barefoot Runners Society, Christian Harberts ( http://www.courirpiedsnus.com/ ), j'avais hâte de mettre en place la partie pratique.

 

C'est fait !!


Les réseaux sociaux, entre autres, ont contribué aux premières rencontres avec de nouveaux amis, depuis les coureurs minimalistes confirmés et performants, jusqu'aux runners "classiques" convaincus et/ou encore interrogatifs, et justement désireux d'être conseillés et surtout accompagnés au cours de cette phase, aussi capitale que délicate : la transition minimaliste !

 

Les premières sorties ont déjà été effectuées, et ont confirmé l'importance de cette phase d'échanges, de démonstrations et de séances pratiques en commun, sur le terrain. Profitant de la grande variété de sols offerte par les espaces Lyonnais, et permettant d'alterner, selon les besoins et les envies, parcs, pistes sur berges, circuits urbains, etc..., cette forme de coaching se révèle passionnante !...

 

Les annoces des rendez-vous ponctuels pour les nouveaux participants sont publiés sur la page Facebook :

 

http://www.facebook.com/DanielCoachEnBarefootRunning

 

Ensuite, étant moi-même pratiquement quotidiennement sur le terrain, on se revoit à la demande de chacun, c'est tout simple...

 

Alors, rendez-vous dans la Capitale des Gaules, même si vous n'êtes que de passage, le Barefoot Running / Minimalisme vous y attend !...

 

 

 

Par Daniel A. Dubois
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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 11:10

Maquette couverture

 

En avant-première, voici la couverture du livre co-écrit par Frédéric Brossard et moi-même, et qui sera publié en Juin 2012 par les Editions Amphora.


Il est inutile de présenter Frédéric, rédacteur à Jogging International ("Le coin du Minimalisme") et chroniqueur sur le site Runners.fr, où ses tests quasi quotidiens sur les chaussures de running, entre autres, sont consultés en masse et font largement autorité.


Il est LA référence en chaussure minimaliste, et c'est avec un réel plaisir que j'ai rédigé une partie de notre livre commun, utilisant mes propres compétences ostéopathiques, notamment en physiologie et biomécanique du coureur à pied.


L'ensemble de cette collaboration devrait offrir aux runners explications, démonstrations, conseils pratiques, etc... leur permettant de découvrir et, je l'espère, de mettre en pratique cette méthode de "courir naturel" pour leur plus grand profit et, comme pour tous ceux qui ont déjà suivi nos conseils sur différents sites et ici-même, en évitant toute forme d'aléas en menant une transition minimaliste dans les meilleures conditions !...


Alors, rendez-vous très bientôt : Run Free and Naturally !



Par Daniel A. Dubois
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 10:17

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L'hiver : Gore-Tex en haut, Windstopper en bas.                         Barefoot running en Iowa : Angela Hotz.

 

 

L'arrivée des premiers froids, notamment lorsqu'on affectionne les sorties matinales, est chaque année une période qui laisse dubtatif les coureurs non familiarisés avec la course pieds nus, et que redoutent presque toujours les nouveaux pratiquants qui abordent la saison hivernale avec une appréhension tout à fait légitime.


Pourtant, le froid doit être parfaitement dédramatisé et, outre la sensation qui peut bien sur être ressentie comme un élément d'inconfort, les effets directs ou non sont en règle général sans aucun risque si l'on en connaît bien le mécanisme et moyennant quelques mesures extrêmement simples.


Les pieds sont, comme nos mains, des extrémités de membres riches en récepteurs sensoriels et perçoivent donc avec une grande acuité les changements de températures : c'est un fait. Mais on assimile souvent le fait d'être pieds nus dehors avec celui d'immerger ses mains dans l'eau glacée... Cela n'a rien à voir !

D'abord, l'eau est un conducteur thermique important et nous n'avons plus du tout la même impression si nous posons nos mains sur une surface glacée et les mettons en mouvement pour une quelconque activité, au lieu de les ploger dans un fluide... Nous n'allons pas non plus immerger nos pieds dans un liquide, ni rester au garde-à-vous, immobile pendant une heure ! Contact d'une surface et mouvement rendent le froid largement plus supportable qu'une immersion !...

 

Dans des conditions physiologiques, le froid n'est donc pas une contre indication absolue au fait de courir pieds nus. Par contre, si vous ne le supportez vraiment pas, quelles qu'en soient les raisons, vous devez respecter absolument toute réaction mentale de panique, c'est évident, ainsi que tout forme physique de réaction négative : douleur, coloration blanche majeure avec trouble de sensibilité ou, naturellement, existence du syndrome de Raynaud (rappelons que le diabète est déjà en soi une contre indication formelle au barefoot running, et en tous temps).


Vous avez d'abord la possibilité d'utiliser la chaussure minimaliste : elle isolera parfaitement votre peau du sol. Certains coureurs chaussent d'ailleurs leurs minimalistes au début de leur séance, puis les ôtent dès que les pieds sont "échauffés". C'est une option tout à fait recommandée, surtout en début de phase transitionnelle ou pour la première "mauvaise saison".

 

Si vous désirez continuer à courir pieds nus malgré les basses températures, voici quelques conseils simples. Ils sont tirés de ma propre expérience, et j'en ai rajouté quelques uns empruntés à mon amie Angela Hotz ("Barefoot Angie Bee" dont vous trouverez le lien du blog en fin d'article) : c'est une coureuse pieds nus qui vit à Des Moines (Iowa), et est universellement reconnue pour sa pratique personnelle. Elle est, de plus, coach à Vivobarefoot.


BUVEZ UN LIQUIDE CHAUD ENVIRON UN QUART D'HEURE AVANT VOTRE SORTIE. Les spécialistes déconseillent (mais cela n'est pas une vérité démontrée) la caféine (café, thé) : préférez tout le reste selon vos goût. Angie conseille le cidre chaud...

 

PARTEZ LE PIEDS CHAUDS. Si vous n'êtes pas habitué à vivre les pieds nus à la maison, déchaussez vous juste au moment de partir : vos pieds supporteront bien mieux, contrairement à une idée parfaitement fausse, le passage direct au froid et s'y habitueront immédiatement avec le mouvement de course.

 

METTEZ ET CONSERVEZ VOS MAINS AUX CHAUD. Les mains sont, nous l'avons dit, l'autre exptrémité de membre sensible au froid, et il existe une réaction "croisée" qui montre expérimentalement que le fait d'avoir les mains chaudes diminue le refroisdissement de leurs homologues inférieures, les pieds. Cela est systématiquement vérifié et tellement simple à réaliser ! Certains recommandent la même mesure au niveau de la tête : il n'existe là, par contre, aucune corrélation vraiment établie...

 

Enfin, NE VOUS LAISSEZ PAS REFROIDIR AU NIVEAU CORPOREL. Restez actif un minimum, pas d'arrêt inutile et surtout pas prolongé : sinon, c'est votre corps entier qui se refroidit et, bien sur, en premier lieu les zones exposées directement aux surfaces froides !...

 

Angie rapporte le rôle de la Niacine (une forme de vitamine B, dite B3 ou PP) : elle est  présente dans la patate douce, les protéines animales (poisson) les céréales ++, les fruits secs (noisettes ++), les pommes. Elle conseille également la canelle.

 

Enfin, LOCALEMENT PAR TEMPS DE GEL, LE RISQUE DE FORMATION DE GIVRE SUR LA PEAU DES PIEDS ET DES ORTEILS, qui peut être responsable de cette sensation de "brûlure" : le remède est très simple. Il suffit d'appliquer avant de sortir une crème dite "surgrasse" (par exemple Cold Cream Natural, du laboratoire La Roche Posay, en pharmacie) qui empêchera très efficacement la fixation du givre.

 

Enfin, il se pose toujours la question de la course par TEMPS DE NEIGE : pieds nus ? chaussé ? A chacun de choisir, sachant que pour moi, le risue de glissade est bien supérieur à celui de l'inconfort !!


En conclusion, rien ne s'oppose à COURIR PIEDS NUS ou, à plus forte raison, en CHAUSSURE MINIMALISTE par temps froid et en période hivernale. C'est là encore une question de choix libre et personnel, sachant que personnellement, je préfère encore le bitume froid de Décembre à celui brûlant du mois d'Août !! Question de feeling !...

 

 

Le lien du Blog très enrichissant de Barefoot Angie Bee (Angela Hotz) : http://www.barefootangiebee.com/2011/10/cold-weather-barefoot-running.html

 

Par Daniel A. Dubois
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 16:51

(Cet article est écrit à partir du compte rendu rédigé par Matthieu Clavel, rédacteur au magazine Jogging International, à l'occasion de la Conférence de Blaise Dubois, Directeur de la Clinique du Coureur (Université de Laval - Québec - Canada) qui s'est tenue le 29 septembre 2011 à Paris - Issy les Moulineaux.)

            135526_180147452004875_128202090532745_585221_4199648_o.jpgEntraînement - 10 août 2011

 

 

Mon confrère Blaise DUBOIS parcourt le monde pour ses conférences et a déjà beaucoup écrit à propos de sa conception de la course à pied. Il dispense un enseignement de grande qualité au sein des stages de la Clinique du Coureur et des cours qu'il assure au Québec, à l'Université de Laval, sur le thème qu'il connaît et affectionne : la Course à Pied. Oui, mais... la CAP pratiquée "vite, pour le plaisir et sans se blesser" !...

 

Et dans ce domaine, nous ne partageons pas, lui et moi, juste le même nom de famille ! Nous sommes tout simplement en parfaite harmonie de conception sur le fait que la meilleure façon de courir, la plus respectueuse de notre squelette, et certainement même la plus économique sur le plan énergétique est celle qui se pratique de la façon la plus naturelle qui soit : pieds nus, ou en chaussure minimaliste.

 

Et son avis est d'autant plus précieux que, si le mien n'est fondé que sur ma propre et modeste expérience, appuyée sur les quelques travaux que je cite sur ce blog, le sien est établi sur des études encore plus récentes et avec surtout des observations largement plus étendues que les miennes. Je rapporte donc avec un plaisir tout particulier ses principales conclusions, que je partage sans aucune restriction, et bien au contraire !

 

Le corps est capable de s'adapter à des niveaux d'efforts et de contraintes mécaniques très élevés, pour ne pas dire à tous les niveaux, à condition de lui en laisser le temps. Cette fameuse progressivité et son corollaire, la patience, c'est pour moi LE facteur primordial du succès de la transition minimaliste. Je pense que cela rappellera à certain(e)s ce que j'ai répété inlassablement dans toutes mes réponses aux demandes de conseils dans ce domaine : PRO-GRES-SI-VI-TE... (je l'ai encore casé !!).

 

Courir est une allure naturelle, la référence étant le schéma de course de l'enfant de 3 ou 4 ans maximum (avant que ce mode de déplacement ne soit modifié et formaté par la chaussure). Content de l'entendre dire dans notre vieille Europe où le concept du déroulement du pied après l'attaque par le talon est encore la référence du schéma de course physiologique !... Le seul problème, c'est qu'il est très insuffisamment enseigné au niveau sportif où on laisse encore les coureurs aller "comme ils veulent" sans se rendre compte qu'ils courent avec un mode fonctionnel rendu aberrant par la mauvaise habitude et le recours à la chaussure amortie.

 

C'est avec la foulée minimaliste que l'on diminue l'effort de propulsion, l'importance de l'impact au sol, le déplacement vertical du corps, le temps de contact lors de l'appui, avec une augmentation de la fréquence de la foulée et une diminution d'un tiers de son amplitude... Au bout du compte, un rythme cardiaque moins élevé, une consommation d'oxygène certainement moindre, en tous cas des contraintes mécaniques moins stressantes.

 

Ceci facilité par la chaussure minimaliste pour tous les coureurs et qui rend, contrairement à ce que l'on répète encore de façon erronnée, la course pieds nus indolore, non blessante, performante et bénéfique, pour ceux qui sont prêts à abandonner toute chaussure !!

 

Merci à Blaise DUBOIS d'être venu apporter ses arguments dans notre capitale, à Jogging International et X-Run d'avoir organisé cet important évènement, à Frédéric BROSSARD de l'avoir largement relayé, en attendant son importante contribution par la publication très prochaine de son "Catalogue de la Chaussure Minimaliste" Merci aussi à toutes celles et ceux qui me font la confiance de suivre mes modestes conseils,... enfin confirmés, et... m'ont poussé à écrire si rapidement ses quelques lignes ! 

 

 

 

Par Daniel A. Dubois
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Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 11:24

Urban Trail de Blois - sept. 2011.

 

Mon premier Trail Urbain a été avant tout la découverte d'une variante inattendue et assez surprenante de la course à pied... J'y suis converti car j'ai adoré, et je recherche déjà les prochains.

 

LA COURSE

 

Souvent difficile par les dénivelés et les changements de terrains, donc avec un côté "jeu de course", au gré de l'organisateur, il est finalement plus intéressant, pour moi et aujourd'hui, que les routes et les avenues des courses traditionnelles en ville : c'est super ! Un confrère et ami, pourtant lui même coureur "ultra-minimaliste", s'en était inquiété : "Tu te lances pieds nus là-dessus ?.. Ce n'est pas un trail de montagne, bien sur, mais quand même !...".

 

Eh bien, ma course elle même s'est très bien déroulée (8 km en 56', soit 7'/km, avec les escaliers "Denis Papin" (photo) et la fameuse côte de la "Banque", j'étais finalement satisfait !). Une alternance de bitume, de marches de pierre à monter comme à descendre, d'allées de parcs, et de chemins de bords de fleuve. Après tout cela, rien que de très bonnes, d'excellentes sensations.

 

LES PLAINTES APRES-COURSE 

 

Après l'arrivée, et après aussi les quelques discussions habituelles à propos de mon absence de chaussures, j'ai surtout capté au hasard les conversations des uns et des autres, en rapport avec leurs propres sensations d'après-course. La compilation est très intéressante, enfin, je trouve... déformation professionnelle oblige ! Je me suis efforcé de les analyser, et je crois intéressant d'en rapporter les principales, avec mes réflexions à leur sujet...

 

Inventaire des "plaintes" : les douleurs de cuisses (quadriceps), de mollets et de quelques tendons d'Achille (cela m'a interpellé...), des sensations de type "pubalgies" et adducteurs, quelques lombalgies (ah ?)... Ce sont des évocations que je n'avais pas entendues à ce point après des courses "plates". Donc, question : quelle est l'incidence de ce "tout-terrain", mais sur des revêtements citadins, en majorité très durs et d'une assez riche alternance ?

 

LES CAUSES PROBABLES, ET L'APPORT DU MINIMALISME ?...

 

Après réflexions et analyse, je crois que cela tient à deux facteurs principaux, si je compare ces signes à mes propres sensations: 

 

1 -  la nature stéréotypée et constante de la foulée, très peu variée malgré le terrain très changeant : la chaussure traditionnelle supprimant l'essentiel des sensations de nature de sol, il me semble que cela crée de multiples micro-traumatismes qui aboutissent à des micro-lésions musculo-tendineuses que l'on n'anticipe pas. Je ne voyais pas de différences évidentes de foulées quand ces coureurs passaient du bitume au caillou, de l'asphalte aux pavés... La routine du bitume ?

 

Alors que je ne cessais moi-même, pendant ce temps, d'alterner les appuis, la fréquence et la longueur de ma foulée, etc...sur ce parcours très varié. Au bout du compte, une vitesse pour moi globalement équivalente, mais un travail musculaire et articulaire constamment changeant. C'est à mon sens une explication tout-à-fait logique et démonstrative de nos différences de ressenti au final.

 

2 -  l'absence d'effet de ressort des membres inférieurs comme elle existe lorsque l'on court pieds nus :donc des tensions excessives par absence de relaxation des jambes et du corps entier (j'ai observé ces tensions qui m'ont semblé dans cette course supérieures à celles des coureurs sur le "plat"). J'ai été frappé par ces tensions inouïes que j'ai d'ailleurs indirectement observées chez ces coureurs qui se "massaient" la région cervicale à la buvette ou accoudés aux barrières !!...

 

Leurs chaussures les autorisaient peut-être à descendre les marches deux par deux ou à dévaler les pentes "à fond les ballons", mais je préférais personnellement mon mode court et relax qui m'a surement dispensé des désagréments évoqués plus haut...

 

MAIS AUSSI, C'EST IMPORTANT...

 

Je voudrais terminer par les deux problèmes dont je disais au début qu'ils m'avaient interpellés.

 

D'abord les douleurs de tendons d'Achille : on en connaît les implications parfois extrêmes et si rebelles aux traitements. J'ai vu beaucoup de marches grimpées en mode "jumping", souvent deux par deux, avec des mollets devant à la fois propulser trop vigoureusement et absorber un amorti de chaussure décuplé par l'appui beaucoup plus important : je ne vois pas une autre, ni meilleure explication biomécanique !

 

Pieds nus, amortissant cette grimpée par mes avant-pieds, mes genoux et mes hanches, à aucun moment je n'ai senti la moindre tension au niveau achilléen. C'est d'ailleurs une des principales caractéristiques de la foulée minimaliste ! C'est à mon avis un élément capital dans la prévention des tendinites achilléennes (confirmées d'ailleurs par des coureurs devenus minimalistes, anciens tendinopathes !)

 

Enfin, les douleurs lombaires, et de colonne vertébrale en général. Elles sont la conséquence indirecte de ce qui s'est passé pendant trois quarts d'heure de course et que nous venons de critiquer... Des "talonnages" excessifs sur des reliefs improbables, et ces tensions généralisées à l'ensemble du système musculaire en sont pour moi la cause évidente. J'ai observé aussi des "cambrures de reins" (hyperlordoses lombaires) très excessives, toujours consécutives à des postures inadéquates sur des foulées désadaptées.

 

EN GUISE DE CONCLUSION... A SUIVRE...

 

Plus encore que les courses sur des terrains bien moins inégaux, le Trail Urbain accentue à mon avis les conséquences de ces anomalies de foulées. Il renforce bien en tous cas ma conviction du bienfait de la foulée minimaliste (appuis sur l'avant-pied ou mid-foot, foulée courte, etc...) et sur l'intérêt de la détente générale pour éviter ces tensions parasites, non seulement inutiles, mais préjudiciables au squelette en général, et en plus consommatrices parfaitement inutiles d'énergie !...

 

Je me réjouis doublement de ma première expérience en la matière : un grand bonheur de course et une nouvelle source d'observation biomécaniques (mes deux passions !!...).

 

 

 

Par Daniel A. Dubois
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 12:57

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18 septembre 2011... Le jour des "premières"

 

- première édition de ce Trail Urbain organisé à Blois par Running 41, l'association de coureurs du Loir & Cher : plus de 300 coureurs déjà, une organisation irréprochable, une ambiance des plus sympathique, un temps frais mais ensoleillé, un parcours particulirement technique avec un nombre incalculable (!!) de marches de pierre à travers la ville historique... 8 km de tout cela, un premier bonheur !

 

- première rencontre avec des amis de notre hôte Véronique, transformée pour la circonstance en directrice du "camping Paradis" version blésoise ! Isabelle, Juan, Dominique, Pascal, Thierry et Patrick... Un sacré moment de bonne humeur et de partage, de ceux que l'on n'oublie pas ! Le second bonheur !

 

- première occasion pour moi de porter le tee-shirt d'une association que j'ai plaisir à soutenir, France-Choroïdérémie !... J'ai craqué pour ce nounours aux yeux bandés, symbole du drame de ces petits qui viennent au monde avec une maladie génétique qui, aujourd'hui, les condamne irrémédiablement à une cécité progressive et totale... Maladie heureusement "rare", mais qui plonge dans la nuit ceux qui en sont victimes, et dans le drame qu'on imagine leurs parents, et particulièrement la maman, puisque c'est elle qui transmet cet injuste gène... Les soutenir à ma façon... Le troisième bonheur, le compte y est !...

 

Une épreuve de course à pied, c'est chaque fois une petite aventure : celle là m'a particulièrement marquée, par sa nouveauté, par les amis rencontrés et par les couleurs que je portais...

 

Courir pieds nus est toujours un fait qui ne passe pas vraiment inaperçu ! Alors, pourquoi ne pas utiliser ce regard des autres pour promouvoir une cause dédiée à celles et ceux qui justement... sont ou vont être privés de cette chance extraordinaire de voir ? J'ai plusieurs fois expliqué mes raisons de courir ainsi, et j'ai à chaque fois souligné que mes interlocuteurs avaient ce bonheur... d'avoir pu le remarquer !! 

 

Il est craquant, ce nounours !! Je voulais me rendre compte de son message aux yeux des autres... "rien que pour voir" !!... J'ai vu, j'en suis ravi, et j'ai bien l'intention de continuer comme ça !

 

Pour en savoir plus et soutenir l'association FRANCE CHOROÏDEREMIE :


sa page facebookhttp://www.facebook.com/pages/France-Choro%C3%AFd%C3%A9r%C3%A9mie/368942977574

 

son site internethttp://www.france-choroideremie.org/

 

Par Daniel A. Dubois
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 13:02

 

Bracelet d'identité/sécurité

Vous êtes diabétique, épileptique, allergique à certaines substances, vous suivez un traitement particulier, certains médicaments vous sont interdits…
Un malaise, une voiture vous renverse, ou un autre accident grave : les secours arrivent bien sur, mais vous n’avez naturellement aucun document d’identité sur vous, aucune information capitale sur votre état, et les intervenants vont passer un temps très long pour vous identifier et prévenir votre entourage, des gestes médicaux peuvent être dangereux ou nécessiter au préalable des investigations très longues…
J’ai moi-même décidé de faire don de mes organes, mais cela risque d’être simplement inutile s’il faut autant de temps pour requérir les autorisations légales à cause de ces problèmes d’identifications et de communication… Le temps perdu peut être précieux ou vital pour tous !

Quelques exemples de cas heureusement exceptionnels, mais qui peuvent arriver à chacun d’entre nous, et les occulter ne les empêcheront pas de survenir et les conséquences parfois graves seront là…

 

J’ai opté pour cette petite solution toute simple, et qui coûte moins de 15 € : le bracelet d’identification et de sécurité.

 

Une plaque comportant jusqu’à 6 lignes de texte permettant de mentionner l’identité, l’âge, les numéros de téléphone des contacts proches, des renseignements médicaux parfois vitaux, etc…

 

La fabrication est sérieuse : le tissu est particulièrement souple et résistant, la gravure laser très lisible et certainement durable, le velcro est long et résistant à l’immersion (j’ai testé), le poids est insignifiant… Quelques dizaines de grammes pour un prix très abordable et une collecte de renseignements tellement précieux ! Je crois que l’investissement et quelques minutes de plus sur le Net pour une commande si rapide en valent très sérieusement la peine !…

 

Il existe plusieurs options de modèles et dimensions au choix :

 

J’ai opté pour le bracelet de cheville (Ankle ID) : toujours pieds nus sur mes parcours, il me permet de résoudre le problème de la fixation de la puce pour les courses (plus fiable et souple que le sparadrap !!) et l’identification qu’il comporte saute aux yeux. Il est disponible bien sur en modèle poignet (Wrist ID), et chaussure (Shoe Pouch, avec en plus une petite poche plate pour une clé..)

 

Et bien sur en tailles adultes… et enfants (des renseignements importants au poignet sur le chemin de l’école ou du stade peuvent aussi être capitaux – photo de droite). Et toute une gamme de coloris pour les fashion victims !! La livraison postale se fait dans un délai d’à peine une semaine.

 

Le lien pour les informations et commandes : www.roadid.com  -   Il existe aussi un tout nouveau fournisseur en France : www.data-vitae.com

 

(article publié sur Wanarun : www.wanarun.net  , le 14 septembre 2011)

Par Daniel A. Dubois
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 23:55

                                                 Article de Presse sur la course pieds nus

 

 

(Article paru le 22 août 2011 dans le quotidien régional Le Maine Libre)

 

 

C'est la toute première fois que l'on parle de courir pieds nus dans les colonnes d'un quotidien des Pays de la Loire.

 

Nous devons cet article à un jeune journaliste qui avait répondu avec beaucoup de rapidité à un simple mail que j'avais adressé à la rédaction, sans grande conviction étant donné qu'il y a, en dehors des résultats, peu d'articles de fond dans la rubrique sportive où je pensais voir figurer cet hypothétique article.

 

Mais c'est finalement dans les pages d'informations générales qu'il a voulu l'insérer : très intéressé par le sujet, il m'a expliqué après aboir assisté à mon entraînement que notre pratique particulière de la course à pied devait être connue de tous, au delà des seuls lecteurs de la page "sports".

 

"Vous vous entraînez en ville, dans la rue, sur la route, donc en public : des centaines de personnes par an vous voient évoluer avec les pieds nus et on se pose légitimement des questions... Moi-même, cela m'aurait intrigué, et mon rôle est d'informer. En plus, vous courez pieds nus pour des raisons bien précises, touchant même à la santé : qu'on les partage ou pas, il faut qu'on les connaisse et que l'on comprenne que votre tenue est justifiée et non une façon de vous marginaliser !..."

 

Une réflexion pleine d'analyse pertinente et de bon sens de la part de Félix Noël, ce jeune journaliste, que je félicite pour son professionnalisme et que je tiens ici à remercier, au nom de tous mes amis barefoot runners.

Par Daniel A. Dubois
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 11:53

 

 

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La roue tourne, les années défilent...

 

La nostalgie n'est pas du tout mon fort ! Au contraire, la vie est pour moi comme une course, on regarde rarement derrière, ce qui, de toutes façons, n'aurait aucune influence sur ce qui nous attend au bout, droit devant !... 

 

Ce qui est passionnant et tellement riche en réalisations de tous ordres, c'est ce que l'on aperçoit au loin, là-bas, comme une ligne d'arrivée : on l'attend, on est submergé de bonheur quand on la franchit et... on pense déjà à nos prochaines foulées !... J'ai couru tout seul, puis certains de mes enfants ont souhaité m'accompagner, c'est maintenant une partie de leur petite descendance qui veut "courir avec papy"... que du bonheur !

 

Ces deux photos m'inspirent. Là encore, aucune nostalgie, et encore moins d'interrogation inutile. Juste une envie, un espoir !

 

L'individu de gauche, je le connais ! Un homme, sagittaire, professionnel de santé : donc pas parfait, obstiné et à la fois (trop ?) curieux et soucieux des problèmes des autres... Un jour sans courir, c'est une petite frustration : les yeux, les mains ont fait leur boulot, mais, je l'ai déjà écrit ailleurs, mes pieds n'ont pas eu leur dose de sensations !...

 

Le personnage de droite, par contre, il me fascine ! Comme un reflet en projection, une inspiration, un exemple de ce que je voudrais être... Je ne le connais pas, j'ai juste volé la photo : cela n'est pas bien, mais on doit avoir le droit de partager un chef d'oeuvre...

 

Puisque je suis encore jeune (!), j'ai juste envie de devenir comme lui, et de le rester le plus longtemps possible : une même passion, une détermination positive, une énergie semblable, le même poids qu'à 30 ans, un dossard, une envie de liberté, de courir pleinement, au feeling, juste sur deux pieds nus... Un bonheur simple...

 

Un défaut qu'il faut que je corrige : ôter ma montre... nous l'avons, le temps, à quoi sert de le mesurer, c'est l'affaire maintenant de la puce attachée à la cheville ! 

 

Et puis, histoire de ne jamais arrêter : je suis sur que derrière la photo (version "blog" de "derrière le miroir" !), on peut continuer à courir, et je ne suis pas certain qu'il y ait une ligne d'arrivée, en plus...

 

Run free, run naturally, run fun, run for Ever !!.... (d'après Ken Bob Saxton.... + moi !)

 

Par Daniel A. Dubois
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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 12:30

 

 LE BAREFOOT RUNNING,

 

COURIR PIEDS NUS

 

 

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Barefoot running. Pourquoi utiliser ce terme anglais, dont la traduction littérale est "course pieds nus", et ne pas tout simplement employer directement la formulation française ?

 

Parce qu'en fait, de nos jours, décider d'abandonner les chaussures de course à pied "à amorti du talon" offre une alternative entre deux options à la fois très différentes dans leur nature, mais véritables soeurs jumelles dans la pratique :

 

- soit, comme je l'ai fait moi-même par choix (je le développe dans des articles suivants) et parce que, de toutes façons à cette époque,... il n'y en avait pas d'autres ! : on court sans aucune chaussures, pieds nus.

- soit on opte pour des chaussures dites minimalistes : leurs caractéristiques sont telles que le corps du coureur présente les mêmes réactions et la même action que si l'on est strictement pieds nus (seule la peau est protégée, le pied se comporte exactement comme s'il était libre).

 

Donc, ayant pour principe de ne parler que de ce que je connais, c'est bien la course pieds nus qui sera traitée tout au long de ce blog, la seule que je pratique.

 

Par contre, si je m'attribue à moi-même le qualificatif de barefoot runner, c'est pour bien souligner que je ne fais aucune différence et encore moins aucune ségrégation entre les coureurs pieds nus stricts et ceux qui courent en chaussures minimalistes. Donc, tout au long des textes qui suivront, chaque fois que je parle de "pieds nus", sachez que tout ce qui est traité vaut exactement, mot pour mot, pour le "minimaliste".

 

La photo de droite montre d'ailleurs lors d'un "trail urbain" ce groupe de coureurs en apparence hétéroclites, et pourtant avec une seule et même foulée de barefoot runners : moi, pieds nus, et mes amis chaussés de différents modèles "minimalistes"...

Par Daniel A. Dubois
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 21:39

      SCAN0003a              Entraînement - 10 août 2011

 

Courir pieds nus sans risque de lésions, c'est adopter avant tout une attitude posturale irréprochable.

Les muscles sont économisés, et les appuis des pieds sont indolores...

Le corps est réactif, le coureur est concentré sur ses sensations et peut ainsi adapter sa gestuelle en temps réel.

(Cliché de gauche tiré de "Barefoot Running Step by Step" de Ken Bob Saxton).

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Si l'on admet les bénéfices de la course pieds nus pour notre squelette, au niveau du respect de ses axes physiologiques et de son amorti naturel, on doit aussi tout mettre en oeuvre pour le protéger au maximum de certaines implications.

 

Car encore une fois, abandonner ses chaussures n'est pas suffisant pour tout règler, et encore moins anodin en l'absence de quelques précautions indispensables.

 

On peut autant découvrir et pratiquer une course à pied sensorielle et équilibrée, que créer des compensations et des blessures qui annulent tout bénéfice et contribuent à mettre en cause fondamentalement la méthode et même l'abandonner.

 

Ken Bob Saxton a parfaitement décrit cette posture idéale, sans qu'il soit besoin d'ajouter quoi que ce soit à son analyse descriptive. Toutefois, il peut être important d'insister sur certains points qui sont encore le plus fréquemment incriminés, notamment chez les débutants en course pieds nus ou les coureurs transitionnistes vers la chaussure minimaliste, et responsables de désagréments faciles à éviter.

 

En commençant, par le haut du corps, nous voulons montrer que, contrairement à l'idée reçue, il n'y a pas que les pieds qui doivent être la préoccupation essentielle ! Quand on nous interroge sur notre pratique du barefoot running, les questions portent quasi exclusivement sur eux, qui passent pour des martyrs... Force est d'expliquer à chaque fois que c'est faux, et que, grâce justement à une gestuelle fondamentalement différente de celle d'un coureur chaussé, mettre sa peau au contact direct du sol n'entraîne, à terme,  aucune sensibilité douloureuse, et surtout bien moins de blessures qu'on ne le redoute toujours... voire pas du tout !

 

LA TETE, LE REGARD

 

Le gros défaut est de vouloir toujours, obnubilé par la crainte du fantômatique morceau de verre, avoir les yeux rivés sur les quelques mètres qui précèdent nos pieds. La tête baissée, le cou en tension ainsi que toute la chaîne paravertébrale est génératrice de déséquilibre par mauvaise posture de la tête et retentissement sur notre oreille interne. Ces tensions deviennent vite pénibles et douloureuses...

 

Sans être des caméléons, nous sommes dotés d'yeux mobiles : rien n'empêche de regarder le sol en conservant une tête équilibrée sur un cou vertical, et d'alterner avec l'horizontale, par un simple mouvement des globes oculaires !

 

Le port de tête doit donc impérativement rester naturel, celle-ci mobile sur un cou et des muscles de la nuque détendus. Il faut prendre l'habitude de "balayer" fréquemment l'espace visuel allant de l'horizon aux 5 à 10 mètres qui nous précèdent : ainsi, la posture reste parfaite et le regard extrêmement efficace.

 

LES EPAULES, LES BRAS

 

Indissociables du cou (musculature commune), les épaules doivent impérativement être relâchées. Elles jouent un rôle clé dans la détente de l'ensemble du corps. Des épaules verrouillées agissent négativement sur la respiration, elles contribuent à rigidifier le tronc et, surtout, elles sont la zone de prédilection des tensions de stress : on représente toujours l'anxieux avec ta tête rentrée entre deux épaules surélevées !!

 

Laisser tomber les épaules par leur propre poids et celui des bras : des épaules détendues n'empêchent absolument pas les bras d'assurer leur rôle de balancier, dynamisant de la foulée, si utile dans la course à pied ! Au contraire, si l'on veut pouvoir les balancer efficacement au rythme des jambes, il vaut mieux que le pivot des épaules soit mobile ! Logique...

 

On se rappelle en permanence cette détente au début, on vérifie le relâchement constant des trapèzes et par conséquent du cou. On laisse tomber les bras sans jamais plus nouer ce qui les relie au tronc ! Et les voilà libres d'entraîner une foulée bien plus dynamique.

 

LE TRONC

 

D'une importance fondamentale dans la course pieds nus, c'est lui qui va permettre en grande partie l'obtention de la foulée efficace et sans inconvénients ! Il faut impérativement associer un redressement avec une colonne vertébrale inclinée légèrement mais rectiligne, tout en ne vérouillant pas ses muscles et... en laissant ainsi le tronc se pencher légèrement en avant pour entraîner le poins du corps en avant et permettre au centre de gravité de venir se projeter en avant des pieds...

 

Ce qui peut paraître une quadrature du cercle impossible à réaliser est en fait très simple mais nécessite une surveillance de tout instant, tant les vieilles habitudes du "tronc vertical" et rigidifié ainsi reviennent rapidement chez le coureur entraîné autrement...

 

La colonne est droite, le tronc légèrement incliné vers l'avant, jusqu'à sentir le poids entraîner inexorablement la gravité physique dans le sens de la progression. Le thorax est détendu, laissant une respiration parfaitement libre. Le ventre est également relâché, accompagnant logiquement le travail automatique du diaphragme et le laissant libre de son rythme régulé selon l'effort.

 

LA BASSIN, LES HANCHES

 

Une énorme erreur est là aussi souvent réalisée au départ : polarisé sur une foulée douloureuse redoutée, le coureur, faussement encouragé par cette foulée raccourcie qui lui est enseignée, "bloque" son bassin comme celui d'un automate ! Les jambes "tricotent" sous cette région des hanches devenue rigide : une aberration fonctionnelle.

 

De plus, là encore, plus le sujet sera contracté, plus le contact avec le sol va être brutal et frappé : un remarquable et douloureux engrenage ! On a peur d'avoir mal, du coup on frappe le sol avec des appuis multipliés, on a alors forcément une douleur qui s'amplifie, on se rigidifie encore plus, et... ayant trop mal, on s'arrête en se demandant comment les autres peuvent y arriver....

 

Le bassin doit accompagner cette foulée, d'autant plus simplement qu'étant courte, cette dernière va juste avoir besoin d'un petit mouvement de "swing", souple, décontracté, accompagnant les jambes comme si on chaloupait en courant... C'est d'une simplicité et d'un naturel absolu : plus la foulée est cool sous un bassin qu'on oublie à sa détente, plus il devient agréable de toucher le sol... L'essayer, c'est l'adopter !...

 

LES CUISSES, LES GENOUX

 

Les quadriceps vont devoir assurer un travail très important : tous les coureurs débutants ou effectuant une transition vers la course pieds nus/minimaliste l'ont vérifié dès les premières minutes ! Les muscles sont sollicités sans aucun repos quel qu'il soit : pour la simple raison que le genou n'est plus jamais en extension (comme dans l'attaque par le talon avec chaussure à amorti). Il est toujours fléchi et c'est justement la cuisse qui va prendre à son compte ce contrôle de la flexion du genou.

 

Il est donc important de laisser aller ses genoux à une totale mobilité, contraction active ne voulant là non plus pas dire verrouillage permanent ! La foulée est courte, mais les genoux doivent l'assurer en montant de façon plus importante : d'où une grande souplesse et un travail musculaire intense.

 

Garder des genoux aussi mobiles et souples que les hanches et le bassin. Il est important de noter que c'est la qualité de ce travail qui libère cette zone articulaire, et c'est grâce à cette liberté que l'on voit s'estomper et très souvent disparaître les douleurs préexistantes (rotuliennes, ligamentaires, "d'essui-glace", de bursites, etc...). Un genou libre, fonctionnant souplement est la clé de voûte de cette foulée pieds nus, indolore à tous niveaux !

 

LES MOLLETS

 

Comme ceux des cuisses, les muscles des mollets sont confrontés à un travail très important (mêmes sensations extrêmes au début) et doivent de la même façon ne pas être crispés en permanence, au risque là encore de voir majorés les contacts brutaux entre les pieds nus et le sol.

 

Notons que si l'on a déjà réussi à détendre consciemment son bassin, ses cuisses et libéré ses genoux, les triceps vont forcément être souples lors du travail ! 

 

Ces muscles amortissent la réception du pied nu en évitant le contact du talon, assurant ainsi la foulée sur l'avant-pied. En aucun cas, contrairement à l'idée reçue, il n'ont un travail dynamique de propulsion : on ne pousse jamais sur le pied postérieur qui se décolle très tôt, et on ne bondit jamais sur le pied antérieur. 

 

Le genou ainsi que la cheville sont constamment très souples, témoignant de l'absence de tension constante du mollet, qui peut ainsi assurer parfaitement son rôle d'amortisseur et garantir une bonne protection, du pied principalement, mais aussi de l'ensemble du squelette.

 

LE PIED

 

Si tous les critères précédents sont respectés, le pied ne subit aucune contrainte importante, contrairement à ce que pourrait faire penser, assez logiquement, le fait de courir pieds nus.

 

Tout ce qui a été énoncé contribue à donner à la foulée une légéreté optimale, avec un appui de durée relativement courte sur l'avant-pied. Par contre, libéré de la chaussure, l'ensemble squelette-muscles va être sollicité directement. 

 

Il est capital quand on commence à courir pieds nus d'assurer une progressivité absolue, guidée directement par les sensations de cet outil. Toute douleur, notamment sur le dessus de pied, évoque la fameuse TOFP (Top Of the Foot Pain). Le seul incident à redouter vraiment, si l'on néglige cette période d'adaptation incontournable, est la fracture de fatigue (stress fracture).

 

Les capitons plantaires vont se constituer avec le temps et l'entraînement : quelques mois de patience sont indispensables pour acquérir ce "pneumatique" (qui n'a rien à voir avec une corne, qui n'a jamais existé !). La course décontractée et légère permet d'éviter les incidents osseux et limite considérablement les blessures liées au contact direct du pied avec le sol. Les orteils se relèvent spontanément, sans intervention du coureur : ils ne le faisaient évidemment pas dans la chaussure. On accuse souvent les orteils raides d'être responsables des ampoules pouvant survenir sous l'extrémité des orteils dans les toutes premières séances : c'est inexact, ces ampoules distales ne sont que le résultat d'une poussée encore existante sur le pied postérieur (voir plus haut).



Cette liste peut paraître longue, difficile à appliquer dans une pratique nouvelle à courir sans chaussures. Chaque élément est néanmoins indispensable.


Il n'est pas nécessaire de l'apprendre par coeur. Le corps est là pour nous signaler très rapidement tout manquement à ces obligations posturales et physiologiques. Il suffit de savoir l'écouter et se référer immédiatement au paragraphe concerné : la solution s'y trouve forcément. Le remède étant connu, il suffit de l'appliquer : la lésion ne se produira pas et la progression continuera !


COURIR DETENDU, LIBRE DE SES MOUVEMENTS, MAITRE DE SES SENSATIONS, EN HARMONIE AVEC SON CORPS : PIEDS NUS, C'EST POSSIBLE, NOUS LE FAISONS TOUS LES JOURS !...

 

 

 


 

 

 

 

Par Daniel A. Dubois
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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 11:56

 

                  Un avant-goût du bitume de Blois : j'ai l'air d'aimer, non ?             208397_210560248973486_100000585371244_778557_5522525_n.jpg

                 

                  A gauche : ma découverte du bitume de Blois : j'ai l'air d'aimer, non ?...

                  A droite : VERONIQUE, courant les pieds nus, et les mains bien au chaud !...

 

 

On critique beaucoup les réseaux sociaux et certaines dérives liées à leur utilisation... Mais c'est aussi un moyen génial pour se lier "d'amitié" au moins virtuelle avec des personnes qui partagent vos passions ! Mais parfois, ce lien devient plus humain, normal, et on a bien sur envie de se voir et parler autrement que par le biais d'un clavier !

 

C'était hier : j'ai fait la connaissance de Véronique, avec laquelle nous échangions depuis quelques mois nos expériences, nos humeurs, et surtout notre bonne humeur ! Après avoir "parlé" de course pieds nus, mis en commun une expérience personnelle, projeté de se retrouver bientôt au départ d'une course dans sa ville, nous avons décidé de faire quand même connaissance avant !

 

Que faut-il pour cela : aller courir, tiens !! Blois, ville dont je ne connaissais guère que la caserne militaire (souvenirs !)...! Et nous voilà partis : 10 km de bonne humeur, la découverte de routes, en ville et en dehors, de chemins nouveaux pour moi, toujours heureux de changer de terrain (n'oublions pas que les barefoot runners savent particulièrement apprécier les sols sur lesquels ils évoluent !).

 

Tous les deux pieds nus, bien sur : comparaison des foulées, des sensations, de la progression nécessaire, des projets sportifs... Mais aussi l'occasion de quelques rencontres sympathiques avec un groupe de coureurs de club, un petit break "causette" avec une cycliste devenue "amie" aussi depuis, photo,...

 

La journée se termine en famille, autour d'un repas improvisé, et je reprends la route !...

 

On se revoit bien sûr, Véronique et moi, dans cette même ville le mos prochain, pour un Urban Trail avec, semble-t-il, beaucoup de marches à grimper : les quadriceps vont souffrir un peu mais, comme d'habitude "on" ne se polarisera que sur l'état de nos pieds...

 

Ce sera en tous cas encore un excellent moment, avec d'autres amis surement à la clé ! 

 

Merci Véronique, et nous nous reverrons aussi forcément dans ma région Lyonnaise ! 

Par Daniel A. Dubois
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Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 15:54

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(Jogging International - n° 322 - Août 2011)


Courir pieds nus, à l'occasion d'une épreuve officielle, n'est plus un épiphénomène...


Frédéric Brossard, rédacteur à "Jogging International" et aussi éminent spécialiste - et pratiquant - du minimalisme et de la chaussure qui va avec, nous avait conviés, Christian Harberts et moi, à participer aux 10 km de La Celle-Saint-Cloud organisés comme tous les ans par son Club : pour courir, bien sur, mais aussi présenter à cette occasion le barefoot running.


Une occasion pour se rencontrer entre coureurs : une centaine de pratiquants "classiques", ceux qui courent normalement, avec aux pieds des chaussures de running, et deux autres plus atypiques,... qui n'en portent pas ! Christian est à un an à peine de son début de transition au minimalisme. Moi, bientôt trente ans que j'ai repris la course à pied àprès mon accident, et en "choisissant " de le faire pieds nus...


Une merveilleuse matinée, chaude et ensoleillée, telle que je l'ai vécue : une course de plus pour moi, et un nouveau moment d'échange, de démonstration, d'explication,... Ceux qui me connaissent savent que les deux me passionnent !! On y va.


Chronologie de la course...


Première question à la remise des dossards : "Où allez-vous accrocher la puce, si vous ne portez pas de chaussures ?"... Je sors en souriant mon rouleau de sparadrap : deux tours autour de la cheville : le truc est en place, la dame est rassurée !... "Vous êtes inscrits dans une catégorie particulière ?"... Non,.. euh,  je ne crois pas...en V3, c'est tout ! Je cours comme tout le monde, et ce n'est pas parce que vous voyez mes pieds que... Bon, voilà, c'est fait, le dossard est épinglé, la dame me regarde partir avec des yeux inquiets et un air dubitatif... elle doit prier pour moi, je suis sur...

 

Le speaker me demande de venir au micro annoncer au public ce scoop sans précédent ! (tout au moins le croit-il, alors je démens : les "ultra-minimalistes" ne sont pas nombreux, mais ils courent régulièrement...). Quelques phrases pour parler de ce non-évènement, expliquer que cela n'est ni une opération kamikaze ni un pari de potaches, et surtout donner rendez-vous aux coureurs intéressés par le minimalisme à venir après l'arrivée ! Ce qui rassure l'auditoire, convaincu maintenant que je survivrai !... Le tout immortalisée par mon amie Virginie Batoche, (clin d'oeil au passage à notre toute nouvelle triathlète !!), dans une vidéo :


http://youtu.be/SsVS15lGFlI

 

Un peu d'échauffement... Une dernière annonce bienveillante du speaker avant de partir, au cas où quelqu'un n'aurait pas été au courant que deux aliens étaient venus user leur peau sur le bitume, et sans doute... pour qu'on ne nous marche pas sur les orteils !!... Et c'est le départ, sur le tartan du Stade. Chacun ne pensant plus qu'à soi, je redeviens d'un coup un coureur comme les autres dans la masse des addicts au running !...


On quitte la piste pour attaquer la rue. Eh bien à La Celle-Saint-Cloud, les Dimanche de course à pied, il y a du monde au balcon et surtout sur les trottoirs ! Sympa, les Franciliens ! En vrac, quelques remarques glanées au coin des rues, rapportées comme dans la Tirade du Nez, de Cyrano :

Classique :  "Oh, t'as vu, il court pieds nus !"

Etonné : "Il va aussi vite que les autres !"

Rassurant : "Il n'a pas l'air d'avoir mal..."

Docteur Europe1 : "Il ne doit pas sentir la douleur comme tout le monde, il a une... ah je sais plus comment ils appelent ça..."

Sectaire, limite intolérant : "Je pensais qu'il n'y avait que les Noirs qui couraient pieds nus !"

Show-Biz : "Il est comme... comment il s'appelle déjà, celui qui chante, tu sais il jouait au tennis avant ?"

Angoissé compatissant : "Si jamais il y a un bout de verre, son pied il est foutu !..."

Humanitaire : "Il court pour le sida ou le cancer... Ils font ça souvent pieds nus, je l'ai lu..."

mais surtout, je l'ai gardé pour la fin, car c'est quand même le plus souvent entendu, le plus sympa, le plus encourageant, le plus spontané : "Vas-y, Vas-y, courage !!..." Ben quoi ? Marrant, non, c'est le même que pour les autres coureurs ! Je ne suis donc pas si différent que ça ! Ouf, me voila rassuré !...


Il fait chaud ! Gauche, droite, gauche, droite... Cela n'arrête pas de tourner, c'est sinueux, La Celle ! Cela manque un peu de grands boulevards, mais le parcours est finalement bien sympa, pas ennuyeux du tout (!)... tout comme ses riverains !


Un dernier encouragement venant d'une brave dame, surement de la famille de Madame Dossards... Une question angoissée, en mode Croix-Rouge Française : "Vous allez pouvoir finir, vous êtes sur ?...". Elle avait un portable, pourvu qu'elle n'appelle pas le SAMU...


Le Stade est en vue, un petit tour de piste, la ligne d'arrivée ! Et voilà, le temps de récupérer sa bouteille d'eau, et... Ah non, la matinée n'allait pas se terminer comme cela !


"Des stars", disait Fred dans son article. Peut-être pas à ce point-là quand même... Ni Gala, ni paparazzi, ni séance d'autographes ! Mais malgré tout, je ne suis toujours pas un coureur conventionnel... D'abord, le staff d'organisation : les ciseaux à la main, un monsieur s'approche de moi. Ouf, pas de stress, c'est juste pour couper le sparadrap et récupérer la puce collée à ma cheville... Merci !


A peine le temps de boire un peu, et voilà le speaker, qui tient à rassurer l'assistance : il faut absolument que je dise au micro... comment vont mes pieds ! Une vraie fixation, le reste du bonhomme n'a pas d'importance... J'explique que j'ai plus été gêné par la température que par les aspérités du bitume, mais apparemment, cela n'est pas le centre d'intérêt. Je conclue mon bulletin de santé, podologiquement rassurant, en invitant donc les collègues curieux du minimalisme à venir me retrouver afin d'en parler.


Pas la peine, ils sont déjà là !! Quatre ou cinq coureurs intéressés et manifestement déjà documentés... surement par une certaine presse (clin d'oeil au Professeur)... On convient d'aller se rafraîchir dans le gymnase, où les organisateurs ont installé un super buffet ! Pendant ce trajet, les regards sont toujours braqués sur mes pieds. Et les premières questions aussi! Non, je n'ai pas de douleurs particulières, non les graviers de l'allée ne me font pas mal même après 10 kilomètres de course,...


Ah, mais il y en a aussi à l'intérieur, des curieux du minimalisme ! Alors tout y passe, là c'est plutôt l'inventaire à la Prévert ! Juste un bref extrait :

Les pieds, bien sur : pas de blessures !... 10 km sur du bitume rugeux, beaucoup de virages, le tout en un temps "normal" : les faits sont là, visibles, tout va bien, et je continue à pouvoir marcher pieds nus sans protection,... ni pansements ! 

La corne, où est-elle ? Il n'y en a pas : comment voulez vous voir quelque chose qui s'use en permanence ? Par contre, j'explique les capitons plantaires, ces coussinets très souples et arrondis en regard de chaque relief osseux. Voilà la protection de mon squelette et qui m'empêche d'avoir mal...


Les scpetiques le sont beaucoup moins, les inquiets ne le sont plus et les hésitants, ceux pour qui j'écris tout cela, sont maintenant assez largement convaincus ! Reste à bien tempérer cet enthousiasme en martelant mon slogan habituel ! é-cou-te et pro-gres-si-vi-té !!!


J'explique qu'il m'a fallu plus d'une année pour retrouver, pieds nus, mon niveau de performance antérieur ! Sans blessure ? Oh non, car j'ai tout appris sur le tas ; mes connaissances médicales m'ont certainement évité bien des problèmes, mais je ne connaissais pas encore Ken Bob Saxton, ce qui m'aurait épargné des bobos sans gravité, mais qui ne me rassuraient quand même pas pleinement. C'est de cette expérience dont je tente de faire profiter ceux qui me font le plaisir de vouloir "essayer", pour voir et sentir, au moins !


Je suis une nouvelle fois étonné du niveau d'information de certains (je dirais aussi certaines, car les femmes sont, pour moi, bien plus nombreuses que les hommes - pourquoi ? je ne sais pas, peut être plus "à l'écoute de leur corps", je crois). Comme quoi tout ce qui est écrit, et même dit puisque des médias audio-visuels ont déjà parlé de l'existence du minimalisme, commence à susciter l'intérêt...


La matinée se termine, on a du tout se dire ! Je retourne à ma voiture en compagnie des derniers interlocuteurs. Deux d'entre eux qui avaient ôté leurs chaussures ne les ont pas remises, nous sommes arrivés à deux, nous repartons à quatre... Cela ne fait que 4% des participants ! mais nous avons doublé notre effectif, avec ceux à "temps partiel" !!....


Bilan de cette course et de son environnement : "I'm happy", de quoi me motiver pour continuer à enrichir le débat, à démontrer que le pieds nus / minimalisme n'est pas une folie et qu'on peut, encore une fois, en constatant les faits et en écoutant les raisons, confirmer que le runneur n'est pas juste une machine à foulées...










 

Par Daniel A. Dubois
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 19:38

C'est au cours de mes études d'Ostéopathie que j'ai décidé d'abandonner les chaussures de running et de courir pieds nus. Mon objectif était de laisser mon corps subsituer à l'amorti de ces chaussures sa propre gestion du mouvement et de l'activité de course.

 

Après deux ans de transition progressive, je suis parvenu à boucler mon premier 10.000 mètres/piste et mon premier semi-marathon, en courant intégralement pieds nus, dans mes temps qualificatifs antérieurs.

 

Deux ans qui ne me laissent que de bons souvenirs, consarées à acquérir une nouvelle foulée, plus courte et plus rapide, sur l'avant et le médio-pied. Le temps aussi de permettre à ma peau et à mes capitons plantaires de se former au contact du tartan et du bitume.

 

Mon objectif final a été la réalisation du Marathon de Paris 1998, pieds nus bien sur, suivi de plusieurs autres, tous bouclés en moins de quatre heures. Actuellement, je me consacre également à la préparation du trail : je suis encore seul à les courir pieds nus, mais nombre de collègues m'accompagnent en chaussures minimalistes (sans amorti, juste une protection de peau par une semelle fine, à drop zéro).

 

La course pieds nus se développe en France. Sous la houlette de mon ami Christian Harberts, la Section Française de la Barefoot Runners Society a vu le jour le 1er mai 2011. J'ai eu la chance d'y participer, de partager des démonstrations avec des débutants, et d'y réaliser une démonstration de 5 km pieds nus 1a.jpg sur allées et sentiers de gravier.

 

Depuis, les activités se multiplient dans le même esprit : renouvellement de ce type de Journées à Paris avec Christian, mise en place identique par mes soins sur la région Rhône-Alpes, animations en partenariat avec des revendeurs de chaussures minimalistes, etc...

 

Mon objectif n'est pas de "faire des adeptes". Je souhaite simplement permettre à des coureurs de pratiquer leur sport dans des conditions meilleures, natureslles et sans blessures. Courir pieds nus, c'est possible moyennant une transition très progressive et patiente.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Daniel A. Dubois
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 00:08

Courir pieds nus, ou même en chaussures minimalistes, tous les auteurs ayant écrit sur ce sujet sont unanimes : c’est découvrir l’aspect « sensitif » ou, de façon plus précise encore, « sensoriel » de la course à pied.

 

C’est cette autre façon de se livrer à notre activité physique et sportive favorite que je propose d’approfondir et d’expliquer, car beaucoup d’amalgames, générateur d’incompréhension et donc de rejet a priori, sont présents dans ce domaine. Un mode de course qui donne une autre dimension, ni meilleure, ni révolutionnaire, mais simplement différente? à un geste sportif qu’il est dommage d’assimiler de façon réductrice à une simple succession de mouvement automatiques, effectués au métronome, juste réduits à des enregistrements par des instruments électroniques et reportés sur un écran.

 

Je n’ai rien contre cette forme d’analyse de la course à pied, indispensable au coaching et donc aux progrès. Je dis simplement qu’il est dommage de résumer une activité aussi merveilleuse que notre déplacement physiologique accéléré, à des bruits et des courbes, malgré toute leur valeur, sans même sentir ce que notre corps réalise de façon aussi brillante en courant…

 

Surtout que ce corps est naturellement doté d’éléments formidables et performants pour en percevoir les sensations, nous les restituer et nous permettre de les utiliser pour sentir et pour (mieux) faire.

 

Cette sensibilité, c’est archi-connu, se décline à deux niveaux :

-  La sensibilité profonde, celle qui se situe à l’intérieur de notre corps, dont les organes récepteurs se situent pour l’essentiel dans nos muscles, dans leurs tendons et dans les ligaments de nos articulations. Son rôle est de renseigner le système nerveux sur les postures et les mouvements, afin de lui permettre leur ajustement permanent et en temps réel (la fameuse proprioception).

-  La sensibilité superficielle, due à la présence de corpuscules sensoriels dans notre peau et dans le tissu de soutien qui la sépare justement des éléments squelettiques plus profonds. Eux vont renseigner le même système nerveux sur les pressions externes, les facteurs thermiques, tous ces éléments qui permettent également des réactions adaptées à tout moment. C’est elle qui est qualifiée souvent de « sensibilité douloureuse », à tort puis que… elle ne l’est pas forcément et surtout que l’on peut y remédier !

 

Dans le cadre du minimalisme et plus particulièrement de la course pieds nus, la sensibilité profonde sera abordée une autre fois. Je propose de nous pencher plutôt sur cette seconde forme donc, lasensibilité superficielle,  celle qui va nous permettre d’expliquer en quoi le fait de percevoir ces stimulations sensorielles peut modifier notre perception de la course à pied. Et nous permettre aussi d’analyser les motifs d’appréhension et de réticences très souvent rencontrés.

 

On remarque d’emblée qu’au niveau de notre ordinateur cérébral, les mains et les pieds ont tous, avec une prédominance toute relative des premières, une très importante représentation corticale, qui fait de nos quatre extrémités des organes sensoriels extrêmement importants. On peut donc, a priori, percevoir des sensations avec presque autant d’acuité et de précision avec nos pieds qu’avec nos mains !

 

Dès que l’on parle sensibilité, on pense « douleur ». Pourquoi au niveau de nos pieds, alors que l’on n’a pas cette appréhension au niveau des mains ? Parce que depuis le début de notre vie, les mains sont habituées à percevoir le chaud, le très froid, le rugueux, le piquant,… mais surtout parce que la plupart du temps nous voyons le travail qu’elles réalisent, et cela nous rassure et nous permet d’agir malgré la notion de « risque ».

 

Nos pieds, eux, sont très tôt mis à l’écart de ces sensations, par le port des chaussures. En plus de cette absence d’expérience sensorielle, nous ne voyons évidemment jamais ce qui se passe avec précision juste en dessous, lors de leur contact, même si nous visualisons l’ensemble du terrain. Et ceci génère logiquement appréhension, donc tension et crispation musculaire, ce qui augmente encore plus la rigueur du contact !! Donc, c’est très important, plus on agit, plus on redoute, plus on se raidit et plus on aggrave la pression ! Normal que cela fasse mal, non ?…

 

Mes enfants voulaient souvent jouer à trottiner avec moi, spontanément dès que leur très jeune âge le leur avait permis, et ils couraient pieds nus sur les petites routes, non pas surtout par obligation, mais par simple émulation, toute naturelle. Jamais de bobo particulier, parce qu’ils y allaient bien sur en confiance totale, couraient en s’amusant, décontractés… A 25 ans, ma fille notamment a gardé cette façon de courir et a eu d’excellents résultats en athlétisme…

 

En résumé : se mettre soi-même en confiance, en s’efforçant de se décontracter afin de courir « légèrement », non crispé, se convaincre que la douleur n’est pas un passage obligé. Nous pourrons revenir plus en détail sur ces critères techniques. Je conseille assez régulièrement maintenant, sur le terrain, des coureurs désirant spontanément « essayer » et je le fais d’autant plus volontiers que leur démarche est tout à fait spontanée. Il ne s’agit pas, encore une fois de « faire des adeptes », je n’ai aucune vocation de gourou, mais juste d’éviter à ces sportifs, puisque c’est l’objet de leur démarche, de connaître des expériences minimalistes désagréables conduisant inéluctablement à la douleur inutile, voire à la blessure et à l’abandon. Et passer chez eux du « je n’y arriverai jamais, ça doit être trop dur » au « finalement, c’est possible et pas désagréable »…

 

PIEDS NUS, COMMENT MAÎTRISER SA SENSIBILITÉ SUPERFICIELLE ?

 

On l’a dit, le pied, chez l’adulte, n’est pas habitué à être au contact du terrain extérieur, et encore moins à s’y mouvoir dans le cadre d’un effort de vitesse, donc d’appui renforcé.

 

La première chose est donc déjà d’habituer nos corpuscules nerveux à ressentir ce contact : en marchant déjà, tout simplement… En ne se crispant pas si un élément déclenche une douleur, mais simplement en levant immédiatement le pied : c’est un premier pas vers la « foulée légère », l’appui bref qui n’a pas le temps d’être vraiment douloureux

 

Et là commence un assez long travail qui, par la répétitivité et l’augmentation du temps quotidien de contact pieds nus, va tout simplement entraîner un épaississement des capitons plantaires qui vont isoler la profondeur du pied et permettre des appuis plus forts lors de la course sans déclencher de douleur profonde. En fait, courir va bien sur accélérer ce processus : à chacun de doser sa progression.

 

Parallèlement, la peau va devenir moins sensible par adaptation du système nerveux qui va saturer en recevant de multiples stimuli sensoriels et ainsi « dédramatiser », banaliser et atténuer cet état de fait. Du coup, le stress sera bien moins ressenti et les réactions de tensions devenir également de moins en moins importantes… C’est ainsi que la sensibilité douloureuse régresse considérablement.

 

Et au fil… des semaines, la confiance va venir parallèlement à cette tolérance progressive. Et, connaissant les motivations du coureur, on ressent forcément à un moment donné de prise de confiance, la démangeaison de l’accélération : c’est parti !!!

 

Une alternative intéressante pour les sujets vraiment craintifs ou irrépressiblement sensibles (en fait peu sécurisés) : la « chaussure » minimaliste, comme par exemple la sandale huarache. Une très fine semelle de l’ordre de 3 mm, sans talon bien sur : du « comme pieds nus » au niveau de la qualité des appuis, mais sans le contact direct, rendant les cailloux plus « barefoot friendly » ! Un laçage facile à mettre en place, comme le font depuis des siècles les indiens Tarahumaras.

 

Ainsi, on ressent parfaitement les appuis, les capitons « travaillent », mais on élimine dans cette phase de début la sensibilité douloureuse parasite que l’on craint ou que l’on refuse d’emblée. Le temps et l’astreinte du coureur feront tout le reste. Le choix aussi : on ne courra bien sur peut-être pas pieds nus (rien n’y oblige, seulement on ne connaîtra pas non plus tout ce qui va suivre…), mais on entre déjà dans la catégorie des coureurs « minimalistes », et notre squelette s’apprête déjà à nous dire merci !

 

QUEL INTÉRÊT A COURIR PIEDS NUS ?   QU’EST-CE QUE CELA PEUT APPORTER AU QUOTIDIEN  ?

 

L. van Beethoven, dès l’âge de trente ans, est atteint d’une surdité irréversible. Non seulement ce handicap désastreux ne l’empêche pas de continuer à composer, mais il va, malgré le fait de ne plus percevoir aucun son, continuer à bâtir une œuvre aussi monumentale par son volume que par sa qualité…

 

Si l’on peut continuer à travailler la musique malgré le fait de ne rien en percevoir, on peut bien sur parfaitement courir sur le sol sans en ressentir le moindre relief : cela, des millions d’entre nous le font au quotidien, avec des chaussures de running à amorti, et, eux aussi, avec des performances pouvant atteindre des sommets ! C’est un fait. Mais certains autres, pour différentes raisons toutes aussi valables les unes que les autres, peuvent avoir envie d’en savoir plus sur le terrain où ils courent… leur partition musicale, en quelque sorte ! Ils sont une petite minorité, c’est certain, à l’inverse des musiciens qui, dans leur grande majorité, n’imagineraient même pas jouer ou composer sans rien entendre !!

 

Mais peu importe : ces coureurs « curieux » (dans tous les sens du terme !) existent et ils ont une certaine motivation pour cela. Essayons de « décortiquer » ces raisons et d’en comprendre la démarche…

 

Mon modeste point de vue : parce que je cours toujours pieds nus (seule la neige ou un temps extrêmement pluvieux me poussent à chausser mes VFF, juste pour éviter les ampoules !), et depuis pas mal d’années, je pense pouvoir aujourd’hui exposer et développer ce que l’on ressent dans cette activité. Et cela se résume en quelques phrases !

 

Sentir le sol, c’est donner à la course une toute autre dimension. J’ai cessé de fonctionner « au métronome », les yeux rivés sur la ligne bleue des Vosges, sur la montre ou sur les temps inscrits auparavant sur mon avant-bras (c’était au siècle dernier !). Je fixe mon attention sur les quelques dizaines de mètres  que je vais aborder afin de voir où je mets mes pieds… C’est devenu instinctif, je « joue » en permanence à adapter ma foulée et, sans rentrer dans des détails sans objet ici, je « vis mon parcours » parce que je m’attache à en analyser tous les paramètres… Une contrainte ? Non, une autre façon d’utiliser ses yeux et son attention, tout simplement….

 

Non seulement je scrute mon terrain d’activité, mais je le ressens, et c’est là je pense la motivation n° 1 qui m’a conduit à courir définitivement pieds nus. Et qui fait que, même si ce sont de vrais minimalistes, mes chaussures me gênent, comme des lunettes de soleil dans un tunnel sombre !

 

Un mélomane va écouter une œuvre en aimant discerner les différents instruments, un gastronome va mettre un point d’honneur à énumérer les ingrédients du plat qu’il a choisi, un œnologue va reconnaître le cru et son millésime : tout cela n’a rien d’extraordinaire ! C’est le fruit d’une passion et d’un apprentissage souvent assez long… Moi, c’est la course à pied, et je ne cours ni avec mes oreilles, ma langue ou mon nez, mais avec mes pieds. Ce sont mes organes sensoriels privilégiés, et mon privilège,c’est de les utiliser justement dans les meilleures conditions sensorielles : sans rien entre le sol et leur peau !…

 

C’est donc cela, l’intérêt de courir pieds nus ? Oui, c’est tout simple et tellement facile à expliquer !

 

Maintenant, un débat éternel peut être ouvert, et c’est là que, comme je l’avais évoqué il y a quelques temps, il faut comprendre les motivations de chacun et faire preuve de la plus grande ouverture d’esprit et de tolérance. Je conçois très bien qu’un très grand nombre de coureurs trouvent leur raison de courir dans l’accomplissement d’un temps, dans la progression de leurs performances  avant toute autre chose, dans le fait de se mesurer « d’égal à égal » avec les autres compétiteurs ! C’est leur choix, leur raison de courir, et il n’est pas pour moi question de discuter et encore moins de critiquer leur mode de fonctionnement sportif.

 

Je comprends parfaitement leur refus radical à même imaginer un seul instant courir sans chaussures. Je cherche simplement à expliquer le mode de fonctionnement qui est le mien et celui d’un certain nombre de coureurs… « ultra-minimalistes ». Je le fais personnellement assez souvent, surtout après l’arrivée de courses ou à l’occasion d’entraînements en ville, où les questions sont souvent nombreuses à ce propos. Et les échanges sont toujours très sympathiques et, il faut le reconnaître, bien plus éclairés aujourd’hui par tout ce qui a été déjà lu, écrit ou vu sur internet : le sujet essentiel, c’est souvent de « voir » ces coureurs atypiques et de dialoguer de façon explicite et raisonnable.

 

Ce que cela peut donc apporter au quotidien :

-       une simple satisfaction, à l’écoute de plein de sensations,

-      une décontraction, un sentiment d’apaisement nerveux très difficiles à décrire (la relaxation voit dans la course pieds nus à la fois une application – nous y reviendrons surement- et un moyen d’approfondissement…),

-        se sentir en phase avec le terrain et le parcours (je laisse volontairement de côté les notions « énergétiques » ou « philosophiques » que je méconnais personnellement, même si je les respecte tout à fait),

-     mémoriser sur le plan sensoriel un certain nombre parcours de training et « jouer » à progresser, à faire mieux en fonction du ressenti, à utiliser cette expérience sur des terrains nouveaux, à gagner en intuitivité (c’est ma passion bien précise !)

 

Alors, courir avec des chaussures ? Non, merci !… Si vous m’avez lu jusqu’au bout, j’espère que vous comprendrez mieux les motivations de ceux qui vivent notre sport commun, mais pieds nus sur le bitume ! Ni des masos, ni des héros, ni des gourous : juste des êtres… plein de sensibilités !!

 

Maintenant, parlons en si vous le voulez...

 

(Article publié le 3 Août 2011 sur le site WANARUN : www.wanarun.net)

Par Daniel A. Dubois
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  • : Mon sport, c'est la COURSE A PIED. J'ai simplement la particularité de COURIR PIEDS NUS. Sur route essentiellement : maintenant en catégorie V3, après les marathons, je cours pour mon plaisir, sur route et en forêt. Et J'ECRIS ! Auteur d'un livre, et chroniqueur web sur différents sites de course à pied : Wanarun.net, U-run.fr, U-trail.com,.. Je mets sur ces sites mes connaissances d'Ostéopathe du Sport au service des internautes coureurs qui me lisent et m'y posent leurs questions !
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